Top 3 des questions à ne surtout pas poser à une personne transgenre

L’autre jour je discutais transidentité avec une personne cis’ qui voulait en savoir un peu plus. Soudain elle me demande mon ancien prénom. J’ai dit : NON. L’occasion pour moi de lister ici les trois questions à ne jamais poser à un-e Trans quand on discute avec ellui.

NoQuestions

Addendum. Suite à des réactions appelant à nuancer les propos sous-cités, je me dois de rajouter une petite note. Ce que je propose en suite de chaque question n’est pas un modèle type de réponse à apporter. Il va de soi que je n’incite pas à répondre de façon violente et brutale. Je n’appelle pas à la fermeture totale et hermétique sur ces questions. C’est plus une ligne de conduite adressée aux cisgenres vis-à-vis des personnes transgenre quand on découvre qu’on en a un-e dans son entourage, ou bien quand, à l’occasion d’une soirée, on découvre que l’on est trans. Je pars du principe de base que l’on doit nous respecter et ne pas chercher à connaître des choses de nous que l’on ne souhaiterait pas voir s’étaler sur place publique. C’est juste une série de bonnes pratiques à avoir.

1 – «C’était quoi ton ancien prénom ?»

Non. Désolée mais non. Cette question au demeurant triviale est une terrible tentative de vouloir extirper un passé oublié. Pendant une partie plus ou moins longue de sa vie, la personne transgenre a vécu avec ce mauvais prénom qui ne lui corresponds plus, et par conséquent ne veux plus rien avoir à faire avec. Et oubliez aussi le « jeu de devinette » consistant à faire une liste de prénoms dans le but de faire avouer à la personne son ancien prénom. C’est tout sauf drôle ! Même dans le milieu militant LGBT, il m’est arrivée d’apprendre qu’un responsable associatif avait sorti : «Allez, dis-moi son ancien prénom, c’est pour rigoler !» Non. Ce n’est pas drôle. C’est de la transphobie, au sens où l’on invisibilise totalement ce qu’est la personne transgenre actuellement.

2 – «Mais alors ? T’es opéré-e ?»

«Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Je t’ai demandé moi si tu es circoncis / t’es faite raccourcir les petite lèvres parce qu’elles pendaient trop ?». Cette question est une terrible tentative de rentrer dans le plus intime de la vie d’un-e trans. On évite. Encore une fois : SEXE et GENRE ne sont pas du tout dépendant l’un de l’autre ! Et ce n’est pas le sexe qui définit une identité de genre. De plus, bon nombre de trans ne veulent pas faire d’opération de reconstruction vaginale ou pénienne. Enfin, ce qui se passe entre nos jambes ne regarde que NOUS. Vous, ça ne vous regarde pas. Pas plus que la taille de votre pénis ou l’aspect de vos petites lèvres.

3 – «Je peux voir des photos de toi d’avant ?»

Même topo que pour l’ancien prénom. Cela concerne un passé que la personne transgenre préfère garder pour ielle, et c’est un passé qui ne concerne qu’ielle. Un passé parfois douloureux. Derrière cette question des anciennes photos il y a bien souvent l’envie de voir comment la personne a évolué. Et donc ? Cela ne vous regarde pas. C’est de l’irrespect et encore une tentative de rentrer dans la vie privée de la personne.

Et encore, ce ne sont que 3 des questions les plus intrusives et les plus chiantes. Il y en a d’autres…

Si toutefois une de ces 3 questions venait à être posée, mon attitude est de ne pas y répondre et d’expliquer pourquoi, histoire que la personne ne reproduise pas ces erreurs plus tard 😉

Enfin, rappelons que ces règles de bonne conduites non-intrusives sur la vie des trans n’est absolument pas respectée par encore trop de médias, qui continuent à rappeler l’ancien prénom de la personne trans, font de longs paragraphes sur l’opération de reconstruction du sexe, n’hésitant pas parfois à diffuser d’anciennes photos (surtout dans les émissions de télévision).

Et pour conclure : Si la personne transgenre souhaite évoquer son propre passé, c’est d’ielle que cela doit provenir. Mais cela est rare…

25 réponses sur “Top 3 des questions à ne surtout pas poser à une personne transgenre”

  1. Je ne vois pas pourquoi ces questions ne sont pas à poser si la personne sait que tu es trans, c’est normal d’être curieux/se par rapport à cette question. Et me concernant, la première question, ça m’a aidé plus d’une fois dans du suivi de courrier ou des RDV client qui n’étaient pas au fait du changement et qu’on a pu relayer vers moi grâce à cette curiosité. Bonne journée. Bizzz

    1. Non. Ce n’est pas normal d’être curieux-se sur ces questions. Ce sont des questions sensibles, de l’ordre de la vie privée, peu importe si la personne sait qu’on est trans ou non. Concernant le domaine professionnel, c’est autre chose (question du coming-out accompagnant un processus de transition).
      Enfin, si la 1ère question ne te dérange pas, c’est comme tu le sens… Encore une fois, je vais répéter ce que je dis en fin d’article, mais si la personne trans considère que ça ne regarde pas qu’ielle, libre à ielle.

  2. C’est le lot des LGBT d’avoir des questions intrusives sur notre vie privée, j’comprends ton désarroi, quand toi tu aspires à évoluer et que la curiosité des autres te ramènent à ton passé, c’est chiant.

  3. J’ai rencontré des personnes transsexuelles pour la première fois de ma vie y a trois semaines, je ne connaissais absolument rien de ce sujet, mais jamais je n’aurais posé une seule de ces questions ! C’est peut-être inné, chez moi, j’en sais rien.
    C’est à la personne seule et d’elle-même de décider d’en parler ou non !

  4. Je dirais que cela dépend beaucoup du contexte dans lequel sont posées ces questions…
    Pourquoi y voir de l’irrespect, de la curiosité ou de la transphobie?
    Cela pourrait aussi être de l’intérêt pour la personne et son parcours…
    Par contre, si l’on met répond « Qu’est ce que ca peut te foutre! », là, c’est certain que la personne et son parcours sont inintéressants… Pas envie d’en savoir plus ni d’il et encore moins d’elle…

    1. Il y a une chose que tu n’arrives pas à comprendre : avant que l’on soit trans, nous sommes d’abord homme, ou femme (ou neutre, ou fluide… bref.). Les trans en début de parcours -voire avant de commencer leur transition- vont il est vrai aimer parler de leur transition, quitte à dévoiler beaucoup de leur intimité. Seulement, arrive un temps où nous sommes totalement intégré-e-s au sein de la population de genre auquel on s’identifie, et que nous n’avons plus forcément envie de parler de notre transition.
      Une transition c’est quelque chose dont au souhaiterai ne plus parler une fois celle-ci bien avancée. Je suis dans cette situation. Je veux être considérée comme une femme, et non comme une trans. Et mon histoire, ainsi que son passé, ne regarde que moi.
      En quoi ça t’aide de savoir comment telle ou telle personne s’appelait avant ? En quoi ça t’importe de savoir si la personne est opérée ? En quoi ça t’enrichit de voir à quoi ressemblait la personne avant sa transition ? C’est pour moi de la curiosité malsaine, déplacée. Les trans bouffent suffisamment de merde -au quotidien pour certain-e-s- pour qu’on évite d’aller fouiller là où ielles ne voudraient pas trop qu’on aille.

      Mais bon, tu n’es pas trans, j’imagine que tu dois difficilement t’imaginer combien cela peut être humiliant quand on t’interroge sur tes organes génitaux (surtout quand on veut se débarrasser de ceux-ci à tout prix).

  5. C’est une nouvelle vie qui commence après de nombreux obstacles, ça me parait logique de ne pas aborder ces sujets, surtout quand tu rencontres juste une personne ! C’est bien de préciser pour ceux qui n’y auraient pas pensé et qui pourraient faire preuve de maladresse 😉
    Question de vocabulaire et de curiosité, qu’est-ce qu’une personne « cis » ? Une personne non-trans ? (je le déduis du terme de bioch mais je me demandais du coup 🙂 )

  6. Ce n’est pas en rejetant l’autre et sa question qu’on se fera accepter.
    Des questions maladroites, on en pose tous/toutes quand on ne s’y connait pas. Si on devait envoyer au pilori toutes les personnes qui ont posé une mauvaise question, il ne resterait plus grand monde sur la planète…
    Il suffit d’expliquer sans agressivité et tout le monde sera content.

  7. enfin oui et nom , si la personne envisage d allez plus loin dans la relation certaine question sont pertinente , tout le monde ne peut pas faire l impasse sur certaine chose sous pretexte que c est « Hype » exemple un jeune homme ou une jeune femme rencontre une MtF et désire approfondir la relation » désolé mais non op pour beaucoup c est pas possible et je le comprend , comme pour certaine lesbienne c est exactement pareil , et meme si certaine vont me sortit la connerie du style  » si la personne a des sentiments elle peut dépasser ca ect ect  » et si cela venais a m arriver ce serait STOP ET FIN ! même pas en rêve suis hyper binaire et je comprend que beaucoup sois encore binaire dans leur choix de couple ou de relation amoureuse , on peut pas tout passer sous l excuse t es transphobe , ou ca revient a dire quoi  » t es pas open pour sortir avec un Mec mon gars , donc t es Homophobe  » faut pas pousser je peux comprendre que la personne se sente trahi en cas de découverte tardive lors d une relation naissante

    1. Oui mais enfin bon, à quel moment ai-je parlé de relation amoureuse ? A aucune moment ! Faudrait voir à ne pas trop déformer mes propos : là je parle de ces questions dans le cas où une personne nous rencontre pour la première fois, ou bien juste quand une connaissance apprends que nous sommes trans, mais aucunement dans le cas d’une relation amicale proche et suivie. Bien que… J’ai des ami-es proches, personne ne connaît mon ancien prénom par exemple…

      Le rapport au corps lors d’une relation amoureuse c’est tout à fait autre chose, et le parcours transidentitaire peut à ce moment là être un vrai problème, et cela pourrait faire l’objet d’un article à part entière. N’ayant jamais été en relation avec une personne cisgenre, je ne saurai te dire. J’ai été amoureuse d’une trans il n’y a pas si longtemps que ça, et là je peux le dire, je connaissais tout d’elle et son passé. Mais c’est différent : nous étions toutes les deux trans…

  8. @Damia
    Il y a un double langage que je peine à comprendre… (ce n’est pas un jugement de valeur).
    D’une part, tu communiques ouvertement sur ta … (je sais pas comment parler correctement!!!) transsexualité en écrivant sur ce blog ou en répondant dans des post.
    et de l’autre côté tu écris : « Je veux être considérée comme une femme, et non comme une trans. Et mon histoire, ainsi que son passé, ne regarde que moi »
    Comment veux tu que l’on se positionne correctement envers toi? Tes écrits suscites de l’intérêt et nos questions qui en découlent provoquent le rejet!
    Amicalement

    1. Pas « transsexualité » mais « transidentité » 😉

      Ensuite, il faut bien faire le distinguo entre ma vie personnelle à l’extérieur, ma vie en société, avec mes ami-e-s et leurs connaissances. Dans cette situation je suis avant-tout une femme. Une femme avec la particularité qu’elle est trans certes, mais une femme. Et ma vie ici sur Yagg, sur mon blog, où je suis ouvertement trans et le revendique en tant que tel. Mon blog je l’ai lancé et écrit AVANT TOUT pour informer d’autres personnes qui veulent suivre mon parcours, leur montrer ce à quoi elle pourraient s’attendre, et aussi pour militer et informer sur les transidentités. Je pense être assez claire sur cette position. Et les choses dont j’évite de parler sur ce blog, c’est par choix (et je pense que l’on peut savoir beaucoup beaucoup de choses sur moi et ma vie privée en consultant ce blog public…).
      Tu saisis la nuance ?

      Cet article je l’ai écrit comme une sorte d’avertissement, ou de guide de bonne conduite à l’attention de personnes qui connaissent (ou connaîtrons) des trans et leur éviter l’écueil des questions gênantes. Et je vais le répéter, le marteler, jusqu’à épuisement : RIEN N’EMPÊCHE UNE PERSONNE TRANS DE PARLER DE SA TRANSITION ET DE TOUT DÉVOILER À SON PROPOS ! Mais cela DOIT venir de la personne transgenre si elle le souhaite, et pas sous la pression de questions gênantes… Et après tout, si celle-ci veut quand même répondre à ces questions, ou tout du moins expliquer pourquoi elle ne veut pas y répondre, ça va aussi ;).

      1. Si je te suis, une personne parle ouvertement de sa transidentité 😉 , son interlocuteur (trice) peut lui poser des questions… libre ensuite à elle d’y répondre ou pas…
        Je suis en total accord avec le post de @Sarah ci-dessous… des questions maladroites on en pose tous le jours surtout si l’on connait pas ou peu le sujet.

        1. Faut pas confondre questions maladroites, et questions déplacées, intrusives. Je sais pas, on t’en pose souvent toi des questions sur la taille de ton sexe ou bien si tu es circoncit ? Ou bien si tu portes une moumoute ? What else ? Il y a des trans qui sont vraiment mal à l’aise dans leur rapport avec leur anatomie mais qui n’ont pas le choix, car c’est quelque chose qui leur est imposé quotidiennement (aller aux toilettes, se doucher, se changer, les occasions ne manquent pas…). Il est donc inutile d’en rajouter plus en demandant si ielle est opérée ou non…
          Il faut bien comprendre qu’interroger le passé d’un-e trans est souvent le-la ramener à quelque chose auquel ielle ne souhaite plus être lié-e. Et c’est parfois prendre le risque de faire remonter de douloureux souvenirs, voire traumatisants. Il ne viendrait à l’idée de personne de demander à une victime de viol comment s’est déroulé son viol… Comparaison un peu grave, je l’admet, mais pour certain-e-s trans c’est du même ordre.
          Combien de trans auraient voulu commencer leur transition plus tôt ? Combien ne pouvaient tout simplement pas ? Et combien se sont fait-e-s rejeter par tous leur entourage (famille, travail et ami-e-s) lors de leur coming-out ? Vouloir simplement poser ces questions -naïves, simples à priori- c’est faire ressurgir tout un pan d’une vie qui n’est plus la notre.

          Tu me pardonnera pour la certaine virulence de mes propos mais dans notre société, les trans (femmes surtout!) sont encore réduit-es à un phénomène de foire, une attraction, une curiosité, un divertissement, qui n’aurait pas plus de droits qu’un animal. Tout ce que l’on demande c’est à être respecté-es et à ne pas être jugé-es en permanence. On préfèrerait qu’on nous demande notre situation amoureuse (quoique bon, dans ma situation personnelle, ça risquerait de me faire pleurer), ce qu’on fait dans la vie, tout ça…

          Tenez, je vais continuer dans les comparaisons un peu osées. Je follow sur Twitter des femmes noires. J’ai découvert que celles-ci étaient victimes d’une pratique totalement honteuse : les collègues de bureau, les ami-es, tout ça , qui se permettent de leur toucher les cheveux, sous prétexte que ceux-ci sont crépus, et que donc c’est « amusant, hihi ». Etrangement il n’y a que des blancs pour « s’amuser » à ça. Ceci est très mal vécu par ces femmes. C’est vécu comme un traumatisme, une intrusion dans leur sphère intime et surtout, c’est vécu comme une humiliation. Et quand bien même ces « amis » blancs demanderaient leur autorisation, la pluart s’en moquent et continuent. Ce que je vous rapporte là n’est pas un épiphénomène : c’est le quotidien des femmes noires qui « osent » s’afficher avec leur cheveux au naturel (« nappy »). Cela s’inscrit dans un truc que pas mal font fi d’ignorer : les rapports de dominations. Cisgenre sur transgenre. Blanc-hes sur personnes de couleurs. Hétéro sur homo. Homme sur femme. Valide sur handicapé-e. Le respect doit provenir systématiquement du « haut ». Et de conclure que l’on se doit d’écouter systématiquement les personnes qui n’ont pas ces privilèges. C’est une règle de base obligatoire.

          1. Quitte à te décevoir… mais oui, j’en ai aussi des questions intrusives, sur la taille du pénis, si circoncis, problèmes érectiles vu l’âge, calvitie vu que je me rase le crâne, et le fameux « comment on peut en prendre une dans le c..? Ca fait mal « etc…etc… Ce genre de question, ce n’est pas le « privilège » 😉 des trans…
            Par contre, l’important c’est comment la question est formulée (l’intention qu’il y a derrière) et comment toi tu la reçoit. J’ai toujours refusé de me victimiser et suis toujours parti du postulat que c’est tu poses la question, tu est aptes à entendre la réponse; donc je mets pas de gants pour y répondre… Du coup, ça limite les questions mal attentionnées de ceux qui sont gênés pas mes réponses. 😉
            C’est une approche personnelle qui me convient, en aucun cas une recette miracle…
            Quant à ton affirmation: « Le respect doit provenir systématiquement du « haut » »; je la réfute totalement: Le respect doit être mutuel et il se mérite; c’est n’est pas un droit acquis (bien que j’accorde régulièrement un préavis favorable) ! Pour les autres, ils reçoivent mon indifférence…Je suis adepte de cette maxime de Balavoine « Je te veux, si tu veux de moi »; ce qui revient à dire que si tu ne m’accepte pas tel que je suis, on n’a rien à faire ensemble…

  9. Très bel article..
    Dans la quête de l’égalité, à tous les niveaux, même au sein des LGBT on a tous trop souvent tendance à ne regarder que sa propre petite personne et à oublier notamment le « T » en route.
    Il est évident que ces questions sont déplacées dans une relation amicale, la curiosité n’a pas sa place à ce niveau là et je comprends les comparaisons.
    Mais comme pour tout, Step by step, on va progresser, tous, ensemble et avancer pour s’approcher de plus en plus de l’égalité 🙂

  10. Dix jours plus tard. Réaction tardive. En fait, toutes les questions « tabous » évoqués concernent en fait le before/after : la curiosité -parfois malsaine- d’autrui pour ton passé -et donc ton ancien toi et ton parcours- ainsi que savoir où tu te situes maintenant – si tu es opéré, sinon si tu en as l’intention, etc.

    De fait, dans ce rapport là, il y a les trans qui n’ont pas de problème avec ce passé et les trans qui à un moment donné ont ressenti le besoin de tirer un trait dessus. Personnellement, je n’ai pas envie que les gens me regarde différemment d’aujourd’hui.

    Mais pour certaines personnes « proches », ce genre de question me semble légitime là où elles seraient déplacés de la part d’un inconnu. Pour les trois questions présentés :
    -Je ne réponds quasiment jamais à la 1. Je supporte mon prénom, de le dire ou même de l’écrire. J’ai carrément présenté ma carte d’identité aux trois seuls personnes à qui j’ai accepté de répondre.
    -Vu que je suis à l’extrémité du prisme T et que je compte les jours jusqu’à mon op’, toute personne qui peut se considérer comme un(e) ami(e) sait où j’en suis, mes démarches, etc…mais là, toujours pas en répondant aux questions mais de mon propre fait.
    -Montrer des photos me dérange pas dans la mesure où il n’y a rien à voir. Toutes les photos qui n’ont pas finies brulées sont complètement androgyne (physique androgyne, fringue androgyne…je sais, le physique qui n’est pas donné à tout le monde : raison pour laquelle je peux montrer des photos, je me sens mieux dans ma peau, mais objectivement, je reste la même)

    Bref perle de sagesse du jour : aucun moyen de savoir de prime abord si ces questions étiquetés « tabous » seront mal accueillie ou non. Dans le doute, il est mieux de faire plus ample connaissance et de tenter -subtilement- de connaitre le rapport d’une personne trans à son passé…plutôt que de foncer directement dans le tas avec « la question à ne pas poser quand on ne sait pas* »

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