Un nouveau drame vient de se produire dans une Poste de Miramas (13). Reportage.
C’était une fin de journée comme les autres pour Marc¹, 36 ans. Il relevait son courrier quand il reçut un avis de passage du facteur. Il venait de recevoir un colis, mais comme bien souvent, il travaillait et le facteur n’avait pu faire sa livraison. Qu’à cela ne tienne, Marc, l’avis en main, se rendit à La Poste la plus proche, qui, fort heureusement, n’était pas encore fermée.
Il se présenta devant l’agent, lui présenta son avis de passage. Puis, la question tant redoutée :
«Puis-je voir une pièce d’identité s’il vous plaît ? Carte d’identité, permis de conduire, passeport, comme vous voulez monsieur.»
C’est le cœur battant que Marc dût sortir de sa poche son porte-feuille, et sortit sa carte nationale d’identité.
«Alors… Monsieur X Marc… Bla bla… C’est bon, tout est en ordre. Je vais récupérer votre paquet.»
Pour Marc, c’était la goutte d’eau. Il ne put rester plus longtemps, et laissant l’agent postal seul, avec son colis dans les mains. Celui-ci parvint à expliquer à notre rédaction :
«Vous comprenez, c’est vraiment difficile quand on est cis’ comme moi de s’apercevoir au quotidien que nos papiers sont représentatifs de notre genre… J’en ai vraiment marre. Je fais un appel au gouvernement, au parlement, ou je ne sais pas trop, afin que nous cisgenre puissions entamer des parcours comme les transgenres… C’est une injustice totale.»
Nous avons pris contact avec SOS Cisphobie, qui nous expliqua que des actes cisphobes de ce type sont monnaie courante dans l’administration. Mais pas seulement. Au travail, dans les loisirs, même dans la famille. Tous les jours ils reçoivent des dizaines d’appels de personnes qui se font appeler Monsieur ou Madame alors que ce sont des hommes ou des femmes.
Madame Bonieandclyde, fondatrice de l’Association Nationale Cisgenre (ANC), tape du poing sur la table :
«C’est la faute de cette théorie du genre, qui impose aux individus de passer d’un sexe à un autre. Les gens jouent le jeu de la société transpatriarcale. C’est honteux !»
Rappelons qu’en France malheureusement la cisphobie n’est pas condamnable et que la banalisation de cet acte provoque l’indifférence générale.
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¹ Prénom modifié pour conserver l’anonymat de la personne.




