1 an de traitement hormonal !

 

Donc le 11 Mai dernier je fêtais mes 29 ans, mais également mes 1 an de Traitement Hormonal Substitutif (THS). L’occasion pour moi de revenir sur cette année passée.

Ce fut riche ! Une vraiment belle année. Après m’être débattue pour obtenir mon THS, et ce fut une bataille assez délicate, notamment éviter l’écueil de l’équipe médicale de Marseille, dirigée par la transphobe Bonieberale (bref, l’une des pires équipes de France), le 30 Avril j’obtenais enfin mon précieuse sésame vers des transformations de mon corps, pour le rendre plus conforme à l’idée que je me fais de ma propre féminité. Et le 11 Mai, j’ouvrais ma TransBox et prenait ma toute première dose. Quelle excitation ! Savoir que ces quelques molécules allaient progressivement effacer ce que je n’aimais pas chez moi. De bourgeons mammaires obtenus en 1 mois, en développement de mes seins les mois qui suivent, les changements furent assez efficaces, et je fut équipée d’une jolie poitrine bonnet B. Mes hanches ne tardèrent pas à suivre en augmentant légèrement en taille, prononçant une cambrure assez présente.

Mais… Récemment j’ai eut la frayeur d’apprendre, suite à une troisième prise de sang, que mon taux en œstradiol 17ß étaient bas. Vraiment bas. Petit point hormonal :

Testostérone pré-THS………… 5.44 µg/L
Testostérone THS+3 mois……0.39 µg/L
Testostérone THS+11 mois…..0.52 µg/L

Œstradiol pré-THS………………24 ng/L
Œstradiol THS+3 mois…………36 ng/L
Œstradiol THS+11 mois………..18 ng/L

Bref, je me retrouve avec un taux d’œstradiol en nette diminution. Et c’est pas bon, car je ne suis même plus dans les seuils bas d’une femme cisgenre. Donc récemment, avec l’appui de ma généraliste, j’ai doublé la dose d’œstrogènes.

Mais je crois avoir isolé les cause de tout ce marasme hormonal… A la fin du mois de Décembre j’ai vécu une profonde blessure sentimentale, s’en sont suivit des états dépressifs à répétitions… Je ne buvais plus d’alcool depuis que j’avais entamé mon THS, j’y suis revenue, parfois sans vraiment doser. Et tout ceci a fait que mon THS était moins important, plus routinier, et je le prenais plus tard.
Plusieurs observations. Le moral possède une force plus importante que l’on croit sur le métabolisme. Mes seins s’étaient brutalement arrêtés de croître début Janvier. Depuis, pas la moindre évolution. Depuis peu, avec la prise d’un THS plus costaud, je retrouve quelques petites douleurs à la pression. Seconde observation : L’alcool était pris dans des horaires similaires à la prise de mon traitement. Or, l’alcool est reconnu pour altérer les traitements (et pas que THS, bien d’autres). Encore une fois, le fait d’avoir repris l’alcool début Janvier coïncide parfaitement avec l’arrêt de mes changements morphologiques. Et dernière observation : L’heure de la prise du THS. Avant je le prenais vers 18h-19h. Et tout allait bien. Depuis Janvier, je le prenais tard, très tard, souvent vers 1h du matin, avant de me coucher. Ma généraliste m’a bien confirmé que le moment le plus efficace de la journée pour les hormones c’est le début de soirée.

Depuis trois semaines, j’ai cessé de boire de l’alcool.

Depuis trois semaines, mon moral va mieux. Bien mieux. Mes blessures sentimentales se comblent. Car j’ai rencontré l’amour. Le vrai. Celui qui marche dans les deux sens. Cela fait depuis le 23 Avril que nous sommes ensemble, et je flotte sur un nuage.

Et depuis deux semaines, je prends mon THS comme avant, c’est à dire entre 18h et 20h.

Je reprends contrôle de la situation, et je me sens mieux. Au moment où j’écris ces mots, mes seins sont de nouveau légèrement douloureux. Signe de reprise de la croissance ?

Mais rassurez-vous, j’ai toujours été confiante et déterminée dans ma transition, et ce ne sont pas quelques chiffes inquiétants qui vont me déstabiliser, croyez-moi !

Durant cette année, j’ai quitté Martigues pour Dijon. Je m’y plaît vraiment. Même s’il reste encore à régler le problème d’avoir un vrai job et un vrai chez moi, tout se passe plutôt bien. Je milite désormais au sein du centre LGBT CIGaLes, j’y suis administratrice, et je dois dire que c’est une très belle chose pour moi. Je peux enfin contribuer à quelque chose qui me touche de près.

J’entre désormais dans ma 2ème année de THS. Avec à la clé, peut-être, un voyage en Thaïlande.

Cet article, je le dédie à la personne qui partage mon cœur, comme un éclat de lumière dans les Ténèbres qui m’enveloppaient auparavant.

3 réponses sur “1 an de traitement hormonal !”

  1. J’étais déjà au courant pour la majorité des choses que tu écrit dans ce billet, mais ça fait toujours plaisir d’avoir la confirmation que tu vas beaucoup mieux 🙂
    C’est extrêmement difficile de remonter la pente, je le sais très bien. Mais tu as eu la force de ne pas abandonner !
    Aujourd’hui que tu as une personne qui t’aime pour t’accompagner jusqu’au bout de ta passerelle, je ne peux qu’espérer pour toi que la suite de ton parcours sera moins mouvementée que le début 😉

    Et sinon, j’ai quand même appris une chose dans ton billet : la meilleure heure de prise pour les hormones. Je savais déjà qu’il était déconseillé de les prendre pendant la nuit, mais j’ignorais que le créneau 18-20h était le plus efficace

  2. Ds-moi peux tu m’en dire un peu plus sur cette équipe de Marseille avec laquelle j’ai eu moi aussi quelques déboires? Nous pourrons aussi échanger en messages privés. Bises à la dijonnaise !

  3. Océane : Disons que cette équipe possède une forte emprise sur Marseille. Elle est très connue, bien installée. Elle a des protocoles humiliants avec des durées de suivi psychiatriques longs (2ans voire plus), et la responsable du service -Bonnierbale- a écrit plusieurs ouvrages dans lesquels les trans sont traité-e-s comme des animaux… Donc l’équipe de Marseille : À ÉVITER !

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