Association trans et identités de genre et sexuelles marginalisées en Dordogne ?

La question est ouverte.

Ayant aménagé l’an dernier en Dordogne, à Bergerac, je m’étais mise, avec Elahëenn, à chercher les associations dites « LGBT » en Dordogne. La recherche fut vaine. Il n’existe à l’heure où j’écris aucune association de cette nature en Dordogne. A Bergerac, le seul truc en relation plus ou moins proche est un sauna gay. J’aime bien les saunas, mais bon, je ne suis pas gay.

Tout d’abord, examinons les environs.
En Gironde ? On trouve l’association GIROFARD (centre LGBT de Bordeaux), ainsi que le groupe Trans3.0¹. Mais voilà, Bergerac-Bordeaux, ça fait une sacré distance quand même (comptez environ 120 km).
Un peu plus haut, en Charante-Maritime, on a ADHEOS, très active également, située à Saintes. Mais c’est également beaucoup trop loin.
Plus au Sud alors ? Villeneuve-sur-Lot, avec une association LGBT nommée Ecce-Homo. Mais non seulement la distance ne motive pas (plus de 100 km également, sans compter que c’est absolument pas desservi en transports en commun), mais cette asso ne semble pas se préoccuper tellement des questions d’identités de genre marginalisées.
Et encore plus au Sud, à Toulouse, on a Arc-en-Ciel, mais là, stop, on n’est même plus en Aquitaine.
Ah si, le seul projet existant en Dordogne est hébergé à Périgueux, et il s’agit de l’antenne locale de l’association Contact (asso de parents LGBT). Mais cela ne nous corresponds pas trop…²

La région Aquitaine est, il ne faut pas se leurrer, assez dépourvue de tissu associatif, ni de véritable réseau, tel qu’il peut exister en Bretagne.
On a posé les choses avec mon chéri, et assez rapidement on s’est dit que ce serait peut-être intéressant de créer quelque chose, ici, à Bergerac. Après tout oui, pourquoi pas ? Reste quand même une question qui reste insoluble : est-ce que l’absence d’initiative locale est due à un manque d’engagements, ou est-ce que -malgré l’engagement- les initiatives du domaine dit « LGBT » se sont essoufflées du fait d’un manque d’intérêt (ou de population) ? Anyway.

On n’a pas envie de balancer un projet sans réflexions derrière, et surtout, sans besoins. Je vais toutefois en expliquer les grandes lignes :

• Il s’agira avant tout d’une association trans. On parlera aussi d’orientations sexuelles marginalisées (gaies, lesbiennes, bi-e-s/pan, ainsi que du spectre aromantique/assexuel/greysexuel). Il s’agit tout de même avant tout de mettre en avant cette lettre T, qui figure bien trop souvent en dernière de la liste ;
• Il s’agira aussi d’identités de genres non-binaires. Qu’on soit trans ou non. Donc on pourra informer sur tous ces genres qu’on trouve dans cette véritable pelote de laine que sont les identités de genre 🙂 ;
• Il s’agira dans un premier temps de faire rencontrer les gens, d’organiser des temps conviviaux, au rythme qu’il faudra déterminer, et quand il faudra les faire dans la semaine. On verra par la suite si l’on doit organiser des voyages, pour aller à la Marche des Fiertés de Paris et à l’Existrans notamment ;
• Le rayonnement de cette asso reste encore à déterminer, mais ce qui est fixé : la ville de Bergerac et toute son agglomération, Périgueux et Sarlat, les communes proches de la partie Sud-Ouest de la Dordogne (Nord du Lot-et-Garonne, Est de la Gironde) ;
• On ne s’interdit pas une certaine mobilité, c’est-à-dire que l’on pourrait éventuellement faire des permanences à Périgueux ou bien Sarlat ;
• La structure sera très certainement d’une association classique, et se composera donc d’une présidence ou d’une co-présidence (deux personnes président-e), domiciliée à Bergerac. Cette asso fera rapidement une demande d’adhésion à la Fédération-LGBTI+, car il est important de lier le militantisme local au militantisme national.

C’est un projet qui me motive, il nécessitera de ma part que je me forme quand même à la gestion d’une association, car même si j’ai deux ans en tant qu’administrice d’une association « LGBT », cela n’est pas suffisant.

Nous en venons à ce qu’il va falloir faire en amont du projet, avant d’aller déposer les statuts et tout le toutim :

• Réaliser un sondage, via l’Internet, des besoins associatifs sur le département. Avec les réseaux sociaux il y a sans doute moyen pour que celui-ci touche plein de gens. Celui-ci sera très vite disponible ;
• Faire connaissance avec les différents acteurs et partenaires que l’on pourrait avoir sur le département, notamment -et surtout- à Bergerac. Est-ce que la ville pourrait trouver le projet intéressant ? Y a-t-il des lieux incontournables dont il faudra se rapprocher ?
• Quid du local ? La ville en met-elle à disposition ?
• Quel sera le nom de cette asso ?

Mais il est possible de défricher un peu le terrain dès maintenant. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Y a-t-il parmi mes lecteurs, des gens qui habitent en Dordogne et qui seraient intéressés par un tel projet ? La zone commentaire est faite pour ça 🙂

En vous remerciant !


¹ Mais également ses positions pro-SoFECT

² Deux ans après la rédaction de ce texte, je confirme bien que Contact Dordogne n’est pas une structure avec laquelle j’ai envie de travailler

10 réponses sur “Association trans et identités de genre et sexuelles marginalisées en Dordogne ?”

  1. Salut, regarde sur txy. Fr les inscrites dans ta région et leur envoyer un message pour voir l intérêt qu elles ils ont … Bonne initiative de vous 2. Bises. Laura ( Belgique)

  2. Bonjour. Je fais partie de l’association Contact Dordogne et nous pourrions echanger si vous le souhaitez. Vous pouvez me contacter via le Facebook de notre association (je vous donnerai mon mobile perso ensuite) sachez qu’aujourd’hui vendredo 04/03 nous tenons un groupe d’écoute à Périgueux à la maison des associations à 20h. Il y en a une tous les 1er vendredi du mois sauf les jours fériés et période estivale. Je serai ravi, on serait ravi d’échanger avec vous. Béatrice

    1. Bonjour.
      Le gros problème c’est qu’on habite à Bergerac et qu’on n’a que le bus pour se déplacer. Y venir pour 20h, ça signifie qu’on ne peut pas rentrer avant le lendemain, et on ne peut pas trop se permettre une nuit à l’hôtel. On peut toutefois essayer d’avoir un entretien téléphonique, si cela vous dit 🙂

    2. On peut commencer par un appel téléphonique bien sûr. Laisser moi un message sur notre Facebook et je vous donne mon tel ou l’inverse. On pourra de cette maniere convenir d’un RV.

      1. Je vois que vous que vous avez fourni votre adresse email pour poster votre commentaire. Peut-être puis-je vous contacter par ce moyen là (ce qui serait peut-être plus aisé que via FB ?) ?

  3. Oui oui bien sûr ! En revanche je suis sur mon lieu de travail, je ne pourrais donc pas forcément répondre dans l’instant. Il sera de toute façon mieux de s’appeler ensuite pour échanger plus librement. Sachez que contact (Dordogne) ne s’adresse pas uniquement aux parents et à leurs enfants. On s’adresse à tous les LGBT et j’en fais parti. Je suis mariée et bi et sans enfants. Je fais également parti de Bi’cause asso parisienne pour les bis. J’espère a tout à l’heure. Je vous communiquerai mon tel. Béatrice

  4. « des gens qui habitent en Dordogne et qui seraient intéressés par un tel projet ? » : moi, j’habite Bergerac, c’est un bon début, mais je n’ai rien à ajouter pour le moment. Mais, finalement, un début, c’est toujours un peu comme cela, non ?

  5. Bonjour,
    Je ne sais pas si le projet est toujours d’actualité mais je suis très interessé par le fait de monter une asso Trans en Dordogne (je suis vers Beaumont du Perigord).

  6. Bonjour,
    Je suis installé.e depuis 1 an à Bergerac et en manque de personnes queer dans ma nouvelle vie rurale !!
    Ton projet m’intéresse donc fortement !
    Où ça en est ? hésite pas à écrire sur mon mail 🙂

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